Qui suis-je ?

Franck Seguin, écrivain-biographe

Pour certains, c’est un instrument de musique. Pour d’autres, c’est un sport. Pour moi, c’est l’écriture. Et quand on peut vivre de sa passion, c’est tout simplement le Graal ! Je m’appelle Franck Seguin, et suis installé dans le nord de la France, près de Lille, juste à côté de la frontière belge. J’ai 43 ans. Ecrire fait partie de ma vie. C’est mon quotidien. Chaque seconde. Chaque instant. Chaque situation est un moment unique que j’imagine coucher ensuite sur du papier ou avec un clavier. C’est en moi. Et cela n’a jamais eu de prix. 

Dès mes 17 ans, j’écrivais pour un journal local en tant que pigiste. J’allais au contact des personnes, souvent peu connues. Combien de fois je me suis dit : « mais ça pourrait faire un livre ! ». J’écoutais les gens. Beaucoup parlaient avec le cœur. Jai vite compris qu’écrire, ce n’était pas un métier. C’était tout simplement la vie. Ma vie. Cette vie qui me faisait le cadeau de rencontrer les gens. Les vrais.

Une carrière de journaliste

Interview d'un célèbre chanteur durant ma carrière de journaliste.

Parallèlement, je faisais des études d’histoire et on m’a proposé, à 21 ans, de faire un remplacement dans la rédaction d’un journal au service des sports. Pour moi qui rêvais d’être footballeur… Être là au bon endroit, au bon moment. Je peux autant côtoyer des personnalités que m’émerveiller devant une personne anonyme qui a un talent fou ! Je travaille aussi à l’Agence France Presse, au Parisien Aujourd’hui-en-France. Fin 2012, mon journal fusionne et disparaît. C’est l’occasion de tourner la page. Pourtant quelque chose va vite me manquer aussi : ce sont les gens. Les vrais. Je deviens professeur de université, rédacteur de débats, écrivain pour des guides historiques et pigistes où je me spécialise dans les récits de vie. J’écris notamment les histoires des militaires, blessés de guerre et anciens combattants. A côté, comme beaucoup, je fais un autre métier, dans le domaine de la communication

Pourquoi je suis biographe

Mais cette idée d’écrire des biographies ne m’avait jamais quitté. Pourquoi ? Tant de fois, j’ai eu envie d’aller plus loin qu’un article en écoutant l’histoire des gens. Tant de fois, je me suis dit que cette histoire méritait un livre, même si le principal intéressé, par humilité, était persuadé du contraire. Tant de fois, j’ai vu des gens ne pas se lâcher dans leurs histoires ou ne pas aller plus loin dans leurs témoignages par peur de déranger ou tout simplement parce que je n’étais pas là pour ça. Combien de fois ai-je entendu le témoignage d’une période historique sans pouvoir en faire le récit, peut-être une ou deux lignes au maximum !

Les petites histoires sont des trésors

Un jour, j’ai gagné un prix littéraire, mais ma plus grande fierté a été ces rencontres. Des cadeaux comme ce survivant d’un accident d’avion (une histoire qui a fait un film) qui a dû manger le corps de ses amis pour survivre ; cet homme qui a démarré de rien et qui dirige aujourd’hui une grande société, ou bien ce couple qui avait attendu des années avant de pouvoir concevoir un enfant. 

Il y avait aussi ma grand-mère, décédée, qui m’expliquait comment elle et ses frères et sœurs se partageaient les miettes de pain sur la table du repas durant la guerre . Et ce gendarme qui parlait de la vie avec un tel détachement. Il avait tellement de vie dans le regard car, malade, il savait qu’il allait mourir…. Ces rencontres sont des trésors. M’enrichir dans ce costume de passeur d’histoire, c’est prendre ma vie en main pour raconter la vôtre.

Vous souhaitez lire mes écrits ?

Comme vous le savez, les biographies sont confidentielles, par respect pour les narrateurs. Toutefois, n’hésitez pas à me demander des extraits. N’oubliez pas une chose : j’adapte mon style à mon interlocuteur. Je vous prête ma plume. Et cela restera votre livre.